Biennale de Saint-Grégoire

L’annonce du décès brutal du peintre Mariano Otero a été douloureusement ressentie à Saint-Grégoire. Entre la Ville et l’artiste, s’est établie une véritable histoire d’amour et d’amitié qui dure depuis plus de 35 ans.

Paul Ruaudel, alors maire, et Mariano Otero, artiste peintre déjà reconnu, se rencontrent en 1984. Mariano animait déjà depuis plusieurs années un atelier de peinture dont l’audience ne s’est d’ailleurs jamais démentie. Une belle histoire d’amitié naît.

Pour l’inauguration de la nouvelle mairie, Mariano crée une œuvre originale pour symboliser la figure de Marianne affichée dans toutes les mairies de France. Pour réaliser cette commande, Mariano Otero, en républicain convaincu et engagé, met toute sa sensibilité à illustrer ce qui, pour lui, symbolisait la République, une femme généreuse, dont le seul attribut était le bonnet phrygien.

Cette représentation iconique devient rapidement virale et rencontre un vif succès.

Ensuite, la Ville et Mariano décident de créer le Grand Prix de Peinture de la Ville de Saint-Grégoire ! Avec audace, liberté et passion, ils veulent promouvoir l’art contemporain et ses artistes. Pari réussi ! Depuis, le conseil municipal poursuit avec enthousiasme cette action initiée en 1987 et le Grand Prix est devenu, peu à peu, un lieu remarqué de cet art majeur dont la réputation dépasse largement les frontières de notre territoire. Jusqu’à ce jour, Mariano présidait le jury du Grand Prix.

Aujourd’hui, la Ville de Saint Grégoire est triste et salue la mémoire de ce grand artiste qui nous a toujours honorés de son amitié et de son affection, un homme passionné et généreux, un être d’exception. .

 

La peinture permet à chacun un moment d’évasion en plongeant dans l’univers particulier des artistes. Amateurs d’art, néophytes ou simples curieux ont l’occasion lors de la Biennale de Saint-Grégoire de découvrir les peintres d’aujourd’hui avec leur regard et leur propre compréhension des œuvres.

L’histoire de la Biennale de Saint-Grégoire

Nous sommes en 1986, Paul Ruaudel, amateur d’art contemporain, demande à Mariano Otéro, membre de l’Atelier Grégorien d’Arts Plastiques, de réaliser un tableau, celui d’une « Marianne », symbole de la République. Elle ornera pendant longtemps la salle des mariages de la Ville. La création remporte un vif succès auprès des Grégoriens, une manière originale de remplacer le traditionnel buste de Marianne. En 1987, Paul Ruaudel souhaite constituer un fonds d’art contemporain et demande naturellement au peintre de travailler cette idée. Mariano, séduit par la démarche, propose alors la création d’un concours de peinture. Il a carte blanche pour s’entourer de personnes qualifiées afin de composer un jury. La première exposition aura lieu en 1987 et récompensera Monique Toupin.

Un choix professionnel pour la Biennale de Saint-Grégoire

Les artistes sont choisis, non pas par hasard, mais sélectionnés par un jury de professionnels de la peinture, peintres eux-mêmes, professeurs ou historiens de l’art, avec leur sensibilité propre, parfois opposée.
Un exercice pas si facile avec 200 dossiers de candidatures reçus en moyenne chaque pour une trentaine de places et pour trois Lauréats.

À la recherche de toiles originales et créatives, le jury garde un oeil attentif à la technique… Puis il faut choisir les trois lauréats, gardés secrets jusqu’au jour du vernissage. La Biennale est une exposition d’art contemporain mettant en
lumière la richesse de la peinture d’aujourd’hui, elle rend accessible la découverte de l’Art, de la peinture ou tout simplement de la culture. Et comme la curiosité est un joli défaut, vous pourrez participer à des visites commentées proposées par un professeur en histoire de l’art.

Une collection d’art

Participer au Grand Prix c’est une récompense financière mais pas seulement ! L’année suivante, la Ville propose aux trois artistes une exposition collective de leurs oeuvres. L’occasion pour eux de dévoiler un plus large aperçu de leur talent.
Tous les Grands Prix ont été acquis par les équipes municipales successives, permettant à la Ville de détenir désormais une belle collection publique d’art contemporain que vous pouvez admirer, pour partie, à la Médiathèque ou en mairie.

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